Maison seigneuriale avec chapelle, enceintes et fossés, sa construction date du 16e siècle/17e siècle. Elle appartenait en 1507 à Jean de Grandpré, et en 1539 à François de la Planche de Ruillé

Le Manoir de l'Asnerie est inscrit sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques (arrêté du 21/12/1984).

Façades et toitures, escalier à balustres en bois, cheminée de la salle du premier étage (cad. C 818)

 Ce prieuré fondé en au XI ème Siècle, sur le domaine de l’évêque, seigneur de Morannes, dépendait de saint-serge d’Angers.

 

L’abbé y entretenait au XII ème Siècle deux religieux, dont un prêtre pour desservir la chapelle.
Un petit bourg se forme au XIII ème Siècle à proximité du prieuré.
Le 28 avril 1791, le bâtiment est vendu comme bien national à M Dobrée de Nantes.
La façade orientale de l’édifice est surmontée de «  fenêtre à meneaux à pignons aigus, et à moulures prismatiques se prolongeant en lucarnes fleuronnées ornées de choux rampants.
Des baies romanes sont placées entre les trois imposants contreforts qui épaulent le bâtiment.
Le corps d’habitation médiéval a été inscrit à l’inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté en date du 12 juillet 1991.
 

Description

Le logis a été construit au XVe siècle (vers 1450) et au XVIe siècle. Il comprend un ensemble de constructions en forme de T, à traverses inégales reliées par un gros pavillon carré, qui conserve ainsi qu'une des ailes, une haute lucarne de style Louis XIII1, encadrée de deux pilastres avec architrave, frise, corniche, le couronnement en forme de fronton découpé, avec mascaron au centre et tête grimaçante en amortissement, le reste des bâtiments remaniés à diverses dates.Il comprend aussi un portail sur la rue des Grignons (en ruine), qui fut endommagé par l'entrée d'une charrette de foin, lorsque le domaine servait de ferme au XX éme siècle).

La charpente de ce bâtiment, possède une particularité étonnante, "ont ne sait pas comment elle tient. Normalement elle ne devrait pas tenir" se sont exclamés, les examinateur des monument historique, lors d'une visite en 1991, car elle n'est soutenu par aucun pieu en son milieu. Son élaboration daterait du XV éme siècle.

 

 haute lucarne coté jardin    
Couronnement d'une lucarne    
     
Facade coté jardin  
     
Cave de tuffeau  
     
Plan historique  

 

 

 

 

 

 

Historique

Le domaine est ancien fief avec un hôtel noble dans la grande rue, dont le propriétaire, en 1499, est Bernard Dupont, epoux de Marie ERRAULTdame de la Fosse-Aubert. Le logis était à l’origine une partie du domaine de la Panne. Il a appartenu à Jean Errault (†1473), seigneur de la Panne, (armes : d'azur, à deux chevrons d'or), époux de Perrine Grignon.

En 1505, le domaine de la Panne ne paraît pas encore hébergé (accueillir, recevoir sur son sol), tandis qu'un siècle plus tard, il est décoré (construit) d'un hôtel seigneurial. Le domaine appartient alors à Roberte de Bouillé (†1505/) dame de la Panne-en-Morannes, veuve d'Antoine Errault (1) , écuyer et seigneur de Saint-Chemans (près de Durtal). La famille Errault est alliée à la famille Grignon, propriétaire du manoir voisin des Grignons.

Le 22 décembre 1700, Claude Badin, veuve de Sébastien Frain arrente par contrat à Michelle Gaignage, épouse du sergent royal Jean Branchu, la maison seigneuriale de la Panne, avec la cour, la grange, le jardin, le colombier et le vivier qui en dépendent, avec droit de billette (petit billet donnant droit à un passage) accoutumé.

Jean Branchu, né à Morannes le 23 juin 1643, y décède le 7 avril 1716. C'est à cette époque que la maison est transformée en hostellerie qui porte en 1778 le nom de l'enseigne de « la Tête Noire ». L'enseigne de « la Tête noire » est mentionnée dans les registres de la paroisse de Morannes en 1729, 1734, 1736 et 1747 à l'occasion de célébrations de fiançailles. Au XX éme siècle la « Tête noire » cesse son activité d'hostellerie pour devenir une ferme.

La tradition orale veut que le nom de la « la Tête noire » fût choisi du faite de la présence de mésange à tête noire sur le domaine, ce qui actuellement est toujours le cas.

 

* (1) comparait à Baugé le 4 octobre 1471 devant Jan Monsieur de Lorraine, gouverneur et sénéchal d'Anjou, en brigandine avec cinq chevaux, pour Maistre Jean ERRAULT seigneur de la Panne, son père.

Il est nomé écuyer, dans l'aveu qu'il rend à la Motte de Pendu le 26 septembre 1481 à cause des lien d'Ecorce et de la Tessière.

 

Armes de la famille Errault                                Armes de la famille de Bouillé

 D'azur a deux chevrons d'or      D'argent à la fasce coticée de gueules frettée d'or
       
       Devise : Tout par labeur

 

 

 

 

 

 

 


 

Ce château situé sur la rive droite de la Sarthe, est composé d’un corps de logis qui s’appuie sur une aile en retour d’équerre, au pignon orné d’une fenêtre ogivale trilobée. La tourelle à pans coupés placée à l’intersection des deux corps de bâtiment possédait autrefois une haute toiture en poivrière, comme l’atteste un croquis du XVIII ème siècle.
A l’intérieur, l’ancien escalier à vis pierre a été remplacé par un escalier de bois. Une porte à accolade du XV ème siècle et un bénitier à linteau trilobé intégré au mur sont les seuls vestiges de la chapelle attenante autrefois au logis.
Les grandes salles de l’édifice renferment huit cheminées des XIVème, XVème , XVII ème  et XVII ème siècles. Une immense charpente couvre cette vaste demeure.

Le Gennetay possédait une enceinte de douves encore bien visible avec à ses angles quatre tours qui existaient encore au XVIII ème   siècle. Un châtelet carré protégeait le débouché du pont.

L’ensemble du bâtiments ainsi que les douves ont été inscrits à l’inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté en date du 1 juin 1987.

 
manoir1
 

  Le Manoir des Grignons, construit vers 1460, a conservé l'essentiel de sa structure d'origine, d'ou son inscription à l'inventaire des monuments historiques protégés (*).

  Sa tour, son porche, une échauguette, son escalier et sa voûte en berceau à nervures, les murs de protection, son porche, ses douves, son système de ravitaillement et d'évacuation d'eau et au 18 éme siècle l'aile en retour sont en bon état.

  Dans l'histoire de ce manoir il faut noter particulièrement quelques personnages importants. On peut citer :

  • Henry Arnault (1597-1692) évêque d'Angers qui se reposait lété aux Grignons, figure essentielle de l'épiscopat du 17 éme siècle.
  • Balthazard Musard, secrétaire de l'évêque, notaire, banquier.
  • Jean-René Guiter dit Saint Martin (1772-1832), officier chouan et vraisemblablement l'assasin de Thomas Millière, commisaire du pouvoir executif à Morannes.

  La situation du manoir situé au bord du village et de la Sarthe a fait qu'il jouait un rôle important aux différentes époques de son histoire, particulièrement pendant la durée du sacerdoce d'Henry Arnaud et pendant la Chouannerie.

 

 
manoir2
 
* Les façades et toitures du manoir et de l’aile en retour, le portail d’entrée et l’escalier voûté ont été inscrits à l’inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté en date du 20 septembre 1968.

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