Description

Le logis a été construit au XVe siècle (vers 1450) et au XVIe siècle. Il comprend un ensemble de constructions en forme de T, à traverses inégales reliées par un gros pavillon carré, qui conserve ainsi qu'une des ailes, une haute lucarne de style Louis XIII1, encadrée de deux pilastres avec architrave, frise, corniche, le couronnement en forme de fronton découpé, avec mascaron au centre et tête grimaçante en amortissement, le reste des bâtiments remaniés à diverses dates.Il comprend aussi un portail sur la rue des Grignons (en ruine), qui fut endommagé par l'entrée d'une charrette de foin, lorsque le domaine servait de ferme au XX éme siècle).

La charpente de ce bâtiment, possède une particularité étonnante, "ont ne sait pas comment elle tient. Normalement elle ne devrait pas tenir" se sont exclamés, les examinateur des monument historique, lors d'une visite en 1991, car elle n'est soutenu par aucun pieu en son milieu. Son élaboration daterait du XV éme siècle.

 

 haute lucarne coté jardin    
Couronnement d'une lucarne    
     
Facade coté jardin  
     
Cave de tuffeau  

 

Historique

Le domaine est ancien fief avec un hôtel noble dans la grande rue, dont le propriétaire est Bernard Dupont en 14991. Le logis était à l’origine une partie du domaine de la Panne. Il a appartenu à Jean Errault (†1473), seigneur de la Panne, époux de Perrine Grignon,(armes : d'azur, à deux chevrons d'or).

En 1505, le domaine de la Panne ne paraît pas encore hébergé (accueillir, recevoir sur son sol), tandis qu'un siècle plus tard, il est décoré (construit) d'un hôtel seigneurial. Le domaine appartient alors à Roberte Bouillé, veuve d'Antoine Errault. La famille Errault est alliée à la famille Grignon, propriétaire du manoir voisin des Grignons.

Le 22 décembre 1700, Claude Badin, veuve de Sébastien Frain arrente par contrat à Michelle Gaignage, épouse du sergent royal Jean Branchu, la maison seigneuriale de la Panne, avec la cour, la grange, le jardin, le colombier et le vivier qui en dépendent, avec droit de billette (petit billet donnant droit à un passage) accoutumé1.

Jean Branchu, né à Morannes le 23 juin 1643, y décède le 7 avril 1716. C'est à cette époque que la maison est transformée en hostellerie qui porte en 1778 le nom de l'enseigne de « la Tête Noire »1. L'enseigne de « la Tête noire » est mentionnée dans les registres de la paroisse de Morannes en 1729, 1734, 1736 et 1747 à l'occasion de célébrations de fiançailles. Au XX éme siècle la « Tête noire » cesse son activité d'hostellerie pour devenir une ferme.

La tradition orale veut que le nom de la « la Tête noire » fût choisi du faite de la présence de mésange à tête noire sur le domaine, ce qui actuellement est toujours le cas.

 
manoir1
 

  Le Manoir des Grignons, construit vers 1460, a conservé l'essentiel de sa structure d'origine, d'ou son inscription à l'inventaire des monuments historiques protégés (*).

  Sa tour, son porche, une échauguette, son escalier et sa voûte en berceau à nervures, les murs de protection, son porche, ses douves, son système de ravitaillement et d'évacuation d'eau et au 18 éme siècle l'aile en retour sont en bon état.

  Dans l'histoire de ce manoir il faut noter particulièrement quelques personnages importants. On peut citer :

  • Henry Arnault (1597-1692) évêque d'Angers qui se reposait lété aux Grignons, figure essentielle de l'épiscopat du 17 éme siècle.
  • Balthazard Musard, secrétaire de l'évêque, notaire, banquier.
  • Jean-René Guiter dit Saint Martin (1772-1832), officier chouan et vraisemblablement l'assasin de Thomas Millière, commisaire du pouvoir executif à Morannes.

  La situation du manoir situé au bord du village et de la Sarthe a fait qu'il jouait un rôle important aux différentes époques de son histoire, particulièrement pendant la durée du sacerdoce d'Henry Arnaud et pendant la Chouannerie.

 

 
manoir2
 
* Les façades et toitures du manoir et de l’aile en retour, le portail d’entrée et l’escalier voûté ont été inscrits à l’inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté en date du 20 septembre 1968.
 
 
 
 
 
 
 
En 1645, le curé Julien Moussaint reçoit une relique de Saint-Aubin, dont les moines avaient gratifié leur chirurgien, René Godin, originaire de Morannes.
L’église, remaniée est dédiée à ce Saint et consacrée le 16 septembre 1663 par l’évêque Henri Arnauld.
 
Le pignon Ouest de l’édifice, percé d’opes et soutenu par quatre contreforts, date du XII ème Siècle. Cette façade, qui possède une fenêtre à meneaux tréflés et une fenêtre romane murée à la pointe du pignon, s’ouvre par un portail en ogive. Sur les côtés du portail sont visibles les traces d’une toiture de porche.
La façade sud de l’église, percée de baies en ogive, porte une trace de fenêtre romane en forme d’oméga. La porte romane est surmontée d’arcs de décharge. Le mur du transept a été doublé lors des remaniements du XV ème Siècle.
 
La Fontaine de Jobs située de ce côté de l’édifice, est un puits à chape ogivale, primitivement en bois. Cette fontaine se situait dans l’ancien cimetière attenant à l’église.
 
 
Ce bâtiment a été inscrit à l’inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté en date du 20 novembre 1972.

 

 

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